Aux Frontières de l’Aube

Avec ce film de vampires contemporain, Kathryn Bigelow revisite ce célèbre mythe des vampires et on est bien loin de « Dracula » (la réalisatrice préférant intelligemment gommer le côté fantastique propre au genre). Ici les vampires n’ont rien de véritablement romantique et leur but n’est pas de « mordre » les jolies jeunes filles.

Aux Frontières de l'Aube

Nous sommes là en face d’un film qui est avant tout une véritable réflexion sur ce qu’implique le statut de vampire : ne pas vieillir (physiquement), être immortel, devoir tuer des humains pour vivre et surtout la solitude que cela implique (avec cette recherche de l’âme soeur). Ce film se démarque considérablement des autres films de vampires justement parce que Caleb lutte contre ses nouveaux instincts de vampire et subitement, par ce fait, devient plus proche de nous.

La réalisation est bien rythmée, l’histoire passionnante, les acteurs remplissent parfaitement leur part du contrat, c’est donc facilement qu’on se laisse séduire par ce chef d’oeuvre qui arrive encore à nous surprendre en sortant des sentiers battus.

– Une simple BA en VOst alors que le zone 1 contient plein de bonus passionnant ! De qui se moque t’on ?

Un rendu pas franchement emballant, les couleurs volontairement décharnées par moment sont un peu trop ternes, le piqué est loin d’être probant, l’image est même parfois un peu trop granuleuse (rien que le début). Reste que l’atmosphère due à la photo est correctement restituée. Honnête sans plus.

La VO stéréo n’a rien d’extra mais reste toujours claire et assez rigoureuse vis à vis des ambiances et dialogues. Un peu moins sourde, la VF mono ne procure, quand à elle, aucune émotion. Question: Où est donc passée la VO 5.1 (DD & DTS) du zone 1 ?

Apparences

Pendant que Robert Zemeckis tournait Seul au monde, la pré-production d’Apparences faisait son petit bonhomme de chemin, puis pendant que Tom Hanks perdait ses 20 kilos de trop pour se transformer en Robinson Crusoé, Robert Zemeckis tournait ce thriller qui comporte énormément d’obsessions du réalisateur (le fantôme et le monde réel, le passé et le présent, le secret et la vérité…).

Apparences

Un retour vers le passé

Ouvertement tourné comme un hommage à Alfred Hitchcock, le film n’en reste pas moins une œuvre hantée par son réalisateur. Bien sûr, on pense à Fenêtre sur cour pendant que Claire espionne ses voisins, à Psychose et sa désormais célèbre salle de bain, mais on pense aussi à L’ombre d’un doute, Sueurs froides… Le film comprend tout ça mais Robert Zemeckis transforme la grammaire de cette mise en scène en quelque chose de très personnel. Cette obsession des mouvements de caméra d’une telle fluidité, capables de transpercer, traverser la matière comme une porte (déjà dans Le grand alibi) ou un plancher, une caméra virevoltante, ayant la possibilité d’effectuer une quantité incroyable de mouvement (comme un mouvement de grue rentrant dans la voiture pour mettre en avant le téléphone tandis que la voiture est lancée sur un pont à toute vitesse, puis passe à travers le pare-brise…) est une constante chez le réalisateur. On pense à Contact, à Forrest Gump et tant d’autres.

Histoire de fantômes

Ce n’est pas une nouveauté, les fantômes obsèdent Robert Zemeckis. Il produit Fantômes contre fantômes de Peter Jackson, 13 fantômes et Le vaisseau de l’angoisse de Steve Beck ou encore La maison de l’horreur de William Malone. (Très souvent des remakes de films de William Castle qu’il apprécie, et dont le film Macabre a longtemps été, et est encore, un projet de remake pour lui). Fantômes, créatures et êtres de l’au-delà, mais aussi, personnages de l’imaginaire (cartoons…), ses films en regorgent. Le mélange entre le réel et l’autre monde (quel qu’il soit) est une constante chez le réalisateur. Apparences ne déroge pas à la règle. La mort et son corps s’invite dans la salle de bain, à travers les nappes de buées, à travers le froid de l’eau qui glace le corps de Michelle Pfeiffer, en reflet à la surface de l’eau, mais aussi, dans tout ce qui est rouge (bonbons, robes…), voire plus concrètement dans les séances de spiritisme de Claire et son amie. Le corps et les objets ne sont plus limités, ils se transforment et permettent le contact des univers.

Point de Contact

Il est des objets dans les films de Robert Zemeckis qui permettent le contact des univers. La potion dans La mort vous va si bien permet aux corps charnels de devenir « cartoonesque » et donc de mélanger deux constructions corporelles différentes. C’est la même chose (sans objet de passage) dans Qui veut la peau de Roger Rabbit. La frontière entre les deux univers (Toonville et Hollywood) n’existe plus. Il est donné comme normal, la cohabitation des deux mondes. Dans Contact c’est le pendentif – boussole qui fera en sorte qu’Ellie se détache de son fauteuil et retrouve son père sur une plage « cosmique ». Dans Apparences, les passages d’un monde à l’autre s’effectuent par un pendentif mais aussi, et surtout, par l’intermédiaire d’une couleur : le rouge. Elle apparaît à plusieurs occasions : lors de la possession de Claire par le fantôme, pendant une séance chez le psychiatre ou encore la tenue vestimentaire de Judy, l’amie de Claire. Judy croit apparemment beaucoup dans tout ce qui a attrait avec le surnaturel. Un autre détail sur le rouge est à remarquer. Lorsque Claire va chez le psychiatre, celui-ci trouve le moyen de lui faire avouer immédiatement ce qu’elle pense vraiment. Pour ce faire, il lui offre un bonbon et celle-ci se confesse dans l’instant. Le bonbon qu’il lui offre est rouge. Cependant, ce qui reste la scène la plus importante au niveau de la couleur est peut-être la séquence de la reconnaissance (et de la tentation) dans le film : la possession. C’est la vie et la mort ensemble, Claire et le fantôme dans le même corps donc la rencontre de deux univers qui se mélangent par un intermédiaire : le rouge (la robe et la pomme). C’est également le passé qui ressurgit et qui prend vie dans un corps en même temps que le présent.

Il est grand temps…

Outre une énorme quantité de points de contact entre différents univers, on trouve des jonctions temporelles entre le passé et le présent. Point de départ de la trilogie des Retour vers le futur, on en trouve des traces dans la plupart de ses œuvres. La jeune Ellie réapparaît (sous le visage de Jodie Foster dans un morphing quasi-invisible) devant tant de beauté spatiale dans Contact. (Là, où seul un poète aurait le droit de trouver les mots corrects et où l’éblouissement d’une enfant permet la description d’un tel paysage.) Dans La mort vous va si bien, les corps refusent de vieillir et ne peuvent se projeter dans le futur. La jeunesse, la jeunesse à tout prix, repousser les frontières de la mort en arrêtant le temps. Forrest Gump ne nous offre-t-il pas sa vie sous forme de flashback pour nous relater des moments importants des années 50 à 80, comme pour ne pas oublier ? Cependant, ce voyage dans le passé se fait par l’intermédiaire d’images que le réalisateur recycle, comme pour recréer, encore une fois, le mélange des univers (fictif et réel) et trouver des points de contact. Apparences ne déroge pas à la règle. L’obsession de l’oubli, de la déchéance, se répand à travers le film, où le corps fantomatique refuse qu’on efface son nom si la solution n’est pas dévoilée. La fille de Claire, qui part à l’université, ne laisse-t-elle pas sa mère face à la crise du vieillissement et des jours qui passent ?

Faut-il se fier aux Apparences ?

Le film travaille sur un genre connu, le thriller, et ça fonctionne. Adaptant un style ouvertement hitchcockien, Robert Zemeckis n’en oublie pas pour autant ses propres thématiques. La réalisation est soignée (augmentation des contres plongées plus le film avance, ce qui accroît le poids des situations), le scénario et ses multiples pistes sont efficaces, les effets spéciaux sont plus que convaincants, la musique (on croirait du Bernard Hermann !) bien que peu originale, fonctionne parfaitement (quand il y en a !). En sortant à quelques mois d’intervalles ce film et Seul au monde, Robert Zemeckis à su prouver (ce dont personne ne doutait) la puissance de sa mise en scène et la diversité de ses choix tout en restant lui-même. Les Apparences sont parfois trompeuses, ici, ce n’est pas le cas !

– Coulisse du tournage : « Naissance du Thriller parfait » : (14’24) en V.O.st : Featurette qui aurait pu être bien plus intéressante. Après les sempiternelles images du film et les compliments à n’en plus finir, on arrive à une petite bio – filmographie de Robert Zemeckis, avec différents extraits de ses films, puis de nouveau, des extraits et quelques images de tournages en extérieur et en studio pour les effets spéciaux du film en cours. Dommage.

– Bande annonce

– Notes de productions (13 pages)

– Les acteurs et l’équipe du film (en anglais) : Petites bio – filmographie des acteurs (Harrison Ford, Michelle Pfeiffer, Diana Scarwid, Amber Valletta, James Remar, Joe Morton, Miranda Otto) et de l’équipe technique (Robert Zemeckis, Steve Starkey, Jack Rapke, Clark Gregg, John Bradshaw, Mark Johnson, Don Burgess, Rick Carter, Jim Teegarden, Susie DeSanto, Arthur Schmidt, Alan Silvestri, Bob Legato)

– Commentaire audio de Robert Zemeckis et des deux producteurs (Steve Starkey et Jack Rapke) : Trop peu d’informations même si certains aspects techniques ne manque pas d’intérêt (explication impressionnante de certains effets spéciaux, les décors…). C’est le bonus le plus intéressant du dvd.

Le zone 1 qui nous offrait une image de très bonne qualité ne pouvait-il pas servir de modèle ? Les couleurs sont belles et l’image résiste bien sur les plans de brouillard et de brume mais les arrières plans fourmillent de façon spectaculaire et la compression sur les branches d’arbres n’en parlons pas. Les noirs sont médiocres. C’est vraiment dommage !

Exit la piste dts du zone 1 qui l’emportait pourtant haut la main. Il ne reste que du Dolby Digital 5.1 un peu faiblard et ce, quelque soit la langue. L’ensemble reste net et les dialogues se détachent bien mais il ne reste rien de l’ouverture et de la richesse de la bande son.

Anatomie 2

Sur la lancée du succès du premier opus, les producteurs peu scrupuleux ont pensés à nous concocter une suite purement mercantile. Résultat, on a le strict minimum au niveau du scénario, un truc vu et revu …

Anatomie 2

Alors, l’effet de surprise étant passé (le côté slasher a été abandonné), on retrouve, qui plus est, un jeu sans variante des acteurs et une réalisation loin de prévaloir en terme d’efficacité. Bref, la sauce ne prend pas à cause du manque évident de mauvaise volonté de faire un bon film.

Il y a bien quelques passages à sauver (et encore à condition de ne pas être du genre exigeant) mais dans l’ensemble , ça manque cruellement d’enthousiasme (et de suspens) et le petit coup de punch pour éviter au spectateur de sombrer plus profondement dans le sommeil n’est pas présent…

. Commentaire audio loin d’être passionnant (malgré les anecdotes) du réalisateur et de l’acteur Barnaby Metschurat (VOst)

. Making of (16’49 VOst) promo sans intérêt.

. Scènes (VOst) supplémentaires (avec commentaire optionnel audio ou vidéo) plus ou moins intéressants.

. Comparaisons (3) test vidéo-scènes finale (Bof) / Filmos / Galeries de photos / Dessins de production & Bandes-annonces d’anatomie 1 & 2

Même si un peu de grain et quelques couacs de compression sont visibles, l’image est globalement tout à fait satisfaisante. Les couleurs restent retranscrites de manière convaincante, les contrastes sont d’un bon niveau et la définition efficace (même si le rendu des scènes sombres est loin d’être optimal).

En VF ou VO (allemande), deux mixages 5.1 (448 Kbps) nuancée, restitués de manière plutôt efficace en offrant quelques ambiances assez inquiétantes au niveau des canaux arrières et des dialogues qui font preuve d’une bonne clarté.

Amours troubles

Véhicule pour le couple Star Jennifer Lopez / Ben Affleck, amours troubles ne vaut pas mieux que sa triste réputation (avec ses 6 razzies awards) de comédie préfabriquée pas drôle et surtout calamiteuse à tous point de vue. Car il faut bien l’avouer : rien de fonctionne ici.

Amours troubles

Tout d’abord, Le scénario ne décolle jamais (laissant littéralement le spectateur sur place) avec une intrigue bien trop mince (en fait une sorte de huis clos qui n’en fini plus) pour susciter une quelconque adhésion, pire on a l’impression que le scénariste se fout visiblement bien de son sujet. Cette absence totale de cohérence est visible à l’image avec des dialogues et des scènes qui frisent constamment la médiocrité la plus totale.

Côté interprétation ensuite, ce n’est pas plus brillant. Celle de Ben Affleck est aussi molle que d’habitude (mais ça on s’en doutait bien), encore moins attachante. Il se contente de nous faire son habituel petit numéro à la noix. Autour de lui sa compagne à l’époque du tournage, Jennifer Lopez (qui enfile tellement les navets qu’on peine à se rappeler son dernier bon rôle) en lesbienne à tendance dominante n’est pas plus crédible, quand aux brèves apparitions de Christopher Walken et d’Al Pacino, elles ne font malheureusement que renforcer ce sentiment de désastre ambiant que véhicule le film. Enfin, inutile de chercher le moindre soupçon de personnalité (c’est d’une platitude !) du côté de la réalisation de Martin Brest. Le réalisateur (qu’on devine venu se refaire -à tord- une santé au box-office après le bide de son Rencontre avec Joe Black) n’a pas d’ambition ni d’état d’âme et n’est là que pour esayer de mettre en valeur sans discuter le triste one man show de ses deux stars. Une mission dont il s’acquitte mollement pour ainsi dire jamais, achevant au sens propre ce produit sans vie ni rythme, presque en passe de devenir Culte tellement il verse de manière constante dans la nullité la plus absolue.

– BA du film, Plus jamais, Coup de foudre à Manhattan, Le sourire de Mona Lisa.

Un rendu tout à fait honorable pour ce type de production. L’image est nette, les couleurs bénéficient d’une bonne saturation, les contrastes sont satisfaisants tout comme le niveau des noirs et la définition reste globalement tout à fait correcte. Quelques fourmilements sont à déplorer.

Même si on ne s’attendait pas à un spectacle acoustique débordant d’énergie, on aurait pu espérer un mixage 5.1 (448 Kbps) peut être un peu plus opulent. Malgré quelques soubresauts, la plus part des ambiances donne dans la sobriété. Dialogues parfaitement clairs.